Les contes de Copilot


Bien décidé à percer le secret de l’assistant IA1 de Word (le traitement de texte de Microsoft), j’ai demandé à Copilote de m’écrire « un conte », sans donner de consigne particulière.

Voici le texte proposé par Copilot

Le Secret du Vieux Chêne2

Au cœur d’un paisible village niché entre les collines verdoyantes, se trouvait un arbre majestueux : le Vieux Chêne. Immense, solide et mystérieux, il se dressait au centre de la grande place, témoin silencieux de toutes les saisons et des histoires des villageois.

Parmi eux, il y avait une petite fille nommée Élise. Curieuse et rêveuse, Élise passait chaque jour devant le Vieux Chêne en se rendant à l’école. Un matin d’automne, alors que la brume enveloppait le village, Élise remarqua quelque chose d’étrange : une porte minuscule dissimulée entre les racines.

Poussée par la curiosité, Élise s’agenouilla et toucha la porte. À sa grande surprise, elle s’ouvrit doucement, révélant un escalier étroit descendant sous la terre. Prenant une grande inspiration, Élise s’y engouffra.

Elle découvrit alors un monde souterrain merveilleux, peuplé de créatures fantastiques et de lucioles dansantes. Un petit lutin, coiffé d’un chapeau pointu, l’accueillit avec un sourire malicieux.

— Bienvenue, Élise ! dit-il. Ici, chaque rêve devient possible, mais il faut savoir partager et écouter le secret des cœurs.

Guidée par le lutin, Élise explora ce monde magique. Elle aida un écureuil à retrouver ses noisettes, consola une chouette triste et fit rire le vieux hérisson grincheux. Partout où elle passait, la gentillesse d’Élise répandait de la lumière.

Avant de repartir, le lutin lui confia un secret : « Le Vieux Chêne ne révèle ses merveilles qu’à ceux qui possèdent un cœur généreux. Continue toujours d’aider les autres, Élise, et la magie ne te quittera jamais. »

Élise remonta l’escalier et retrouva la lumière du jour. La porte s’était refermée, mais dans son cœur, elle emporta la magie du Vieux Chêne. Elle sut, dès lors, que chaque acte de bonté pouvait ouvrir les portes des mondes merveilleux.

Morale de l’histoire

La gentillesse et l’écoute des autres sont les clés des plus beaux secrets de la vie.

Tel l’écureuil compulsif, je tique dès la première phrase (allusion à Tic et Tac3 bien entendu) : « Au cœur d’un paisible village niché entre les collines verdoyantes, se trouvait un arbre majestueux : le Vieux Chêne. »

Nicher entre les collines étant parmi les passions humaines l’une des plus prisées, je ne puis m’empêcher de superposer un calque érotique à ce paysage bucolique. Les collines verdoyantes se mettent à ondoyer et, telle la grive matutinale, une virgule vient se poser à la sortie du village : « Au cœur d’un paisible village, niché entre les collines ondoyantes, se trouvait un arbre majestueux : le Vieux Chêne. »

D’aucun me feront remarquer que, si le vieux chêne est niché entre les collines, il ne peut pas se trouver au cœur du village. Je répondrais qu’un vieux peut se nicher entre les collines, dans les endroits les plus divers : village, ville, plein champ, bocage, futaie, porche, station-service, escalier, Peugeot 404 (non, ce n’est pas une erreur4), fond de car, boudoir, alcôve, camping… A fortiori s’il est majestueux et dur comme le chêne.

Après, il se peut aussi que la généreuse Elise soit moins lisse qu’Alice5. Mais nous ne voulons pas savoir si le témoin silencieux est aussi licencieux, si le vieux fait la sortie des écoles, s’il aime qu’on lui touche doucement la porte étroite6 et qu’on lui en fasse voir de toutes les couleurs. Comme tout un chacun, nous souhaitons que les écureuils retrouvent leurs noisettes, les vieilles chouettes leur sourire et les hérissons leur bonne humeur. Les personnes âgées ont tellement besoin d’amour ! Il faut être gentil avec elles. Toutefois, il faut bien admettre que le suspense est insoutenable : jusqu’au bout j’ai cru que la petite Elise ne reverrait jamais la lumière du jour.

Bien sûr vous vous demandez comme moi où l’IA va chercher tout ça. Avec quelle littérature Copilot est-il gavé. C’est le secret du Vieux Chêne ! Mais les contes de Copilot ne valent pas ceux de Canterbury7.

NOTES

  1. IA : intelligence artificielle. ↩︎
  2. Le Secret du Vieux Chêne, ou Elise dans la vallée. ↩︎
  3. Tic et Tac : Chip and Dale en Anglais (jeu de mots sur le célèbre fabricant de meubles britannique Thomas Chippendale). Par ailleurs, les Chippendales auraient choisi leur nom de scène en référence au mobilier du club où ils se produisaient. Enfin, Chip signifie Ebréché et Dale signifie Vallée (ébréché étant le contraire de lisse, ne pas chercher de lien avec Le Lys dans la vallée d’Honoré). ↩︎
  4. Allusion à la célèbre erreur 404 du Web : Ressource introuvable. ↩︎
  5. Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (titre original : Alice au pays merveilleux des sorciers) : de Lewis Carroll (1865). ↩︎
  6. La porte étroite : André Gide (1909). ↩︎
  7. Les Contes de Canterbury : Geoffrey Chaucer (1400).
    _______________
    elle ne laissait aucun morceau de ses lèvres tomber,
    ni ne trempait ses doigts dans la sauce profondément.
    Bien savait-elle porter un morceau à sa bouche, et bien garder,
    que nulle goutte ne tombât dessus son sein.
    Dans la courtoisie elle mettait grandement son plaisir ;
    _______________
    Fort suavement il écoutait confession,
    et plaisante était son absolution ;
    il se montrait facile en donnant pénitence
    là où il espérait avoir bonne pitance ;
    _______________
    Le semoneur l’accompagnait d’une basse profonde,
    jamais trompe ne fit moitié autant de bruit.
    _______________
    Noire était la nuit ainsi que poix ou charbon,
    et à la fenêtre elle mit son derrière,
    et Absalon, il ne lui advint ni pire ni mieux
    qu’avec sa bouche de baiser sa fesse nue
    très amoureusement, avant d’en rien savoir.
    _______________
    Chanteclair, quand il l’eut aperçu,
    bien aurait voulu fuir, mais le renard incontinent
    lui dit : « Gentil sire, hélas ! où voulez-vous aller ?
    Avez-vous peur de moi qui suis votre ami ?
    Or, certes, je serais pire que diable
    si vous voulais mal ou vilenie.
    Je ne suis venu pour épier vos conseils ;
    mais vraiment, la cause de ma venue
    est seulement pour vous entendre chanter,
    car vraiment vous avez la voix aussi jolie
    qu’un ange qui est au ciel ;
    avec cela vous avez en musique plus de sentiment
    que n’en avait Boèce, ou quiconque sut chanter.
    _______________
    Qui bâtit en osier sa maison tout entière,
    et pique son cheval aveugle en les jachères,
    et permet à sa femme de courir sanctuaires,
    il est digne d’orner fourches patibulaires.
    _______________
    Car si vicieuses que nous soyons en dedans,
    nous voulons être tenues pour sages et nettes de péché.
    _______________
    Ma dame suzeraine, partout (dit-il),
    les femmes désirent avoir souveraineté
    aussi bien sur leur mari que sur leur amant,
    et d’être les maîtresses et de les dominer ;
    _______________
    Choisissez donc (dit-elle), l’une de ces deux choses,
    de m’avoir laide et vieille jusqu’à ma mort,
    et d’être pour vous une femme humble et fidèle,
    et ne vous déplaire jamais de toute ma vie,
    ou autrement de m’avoir jeune et belle,
    et courir l’aventure de la foule qui viendra
    en votre maison, attirée par moi,
    ou en quelqu’autre endroit, il se peut bien.
    _______________
    « C’est bien (dit l’homme), et je veux donner quelque chose
    à votre saint couvent pendant que j’ai vie encore,
    et tu l’auras dans ta main sur-le-champ ;
    à cette condition, et à nulle autre,
    que tu répartiras mon don, mon cher frère,
    de manière que chaque frère en ait autant que les autres.
    Tu vas me jurer cela sur ta profession de foi
    sans fraude et sans équivoque. »
    « Je le jure, (dit le frère), sur ma foi ! »
    Et ce disant il mit sa main dans celle du malade.
    « Vois, tu as ma parole, et je n’y manquerai pas. »
    « Eh ! bien donc, enfonce ta main le long de mon dos,
    (dit l’homme), et fouille bien par derrière ;
    sous ma fesse tu trouveras
    une chose que j’ai cachée là en lieu secret. »
    « Ah ! (se dit le frère), cela sortira d’ici avec moi. »
    Et il plonge la main jusqu’à la fente des fesses,
    dans l’espoir d’y trouver un don.
    Et quand le malade sentit le frère
    qui tâtonnait de çà de là autour du trou,
    il lui lâcha au beau milieu de la main un pet :
    il n’est cheval tirant la charrette
    qui aurait pu lâcher un pet de tel fracas.
    _______________
    Qui pourrait faire la démonstration
    comme quoi chaque homme aurait part égale
    du son ou de la saveur d’un pet ?
    _______________
    Je vous le demande : vous prêterez-vous de bon cœur
    à tous mes caprices, et pourrai-je librement,
    comme bon me semblera, vous causer joie ou chagrin
    sans que jamais vous murmuriez, de jour ou de nuit ?
    _______________
    Mais les maris ne connaissent pas de mesure,
    lorsqu’ils rencontrent patiente créature.
    _______________
    O maîtresses femmes, tenez-vous sur la défensive,
    puisque vous êtes fortes comme l’est un grand chameau ;
    ne souffrez pas qu’un homme vous fasse offense ;
    et vous, faibles femmes, impuissantes à la bataille,
    soyez ardentes comme l’est un tigre là-bas, dans l’Inde :
    jasez comme cliquet de moulin, je vous le conseille.
    _______________
    Par Celui qui a fait l’eau, la terre, et l’air,
    l’homme le plus jeune qui soit en toute cette assemblée
    a bien assez à faire pour réussir
    à garder sa femme pour lui seul, croyez-moi.
    Vous ne lui plairez pas trois années pleines,
    c’est-à-dire vous ne lui donnerez pas tout son plaisir.
    Une femme réclame maintes observances.
    Je vous prie de ne point prendre mal mes paroles.
    _______________
    Quand la tendre jeunesse épouse la vieillesse courbée,
    il y a tant de gaîté qu’on ne peut le décrire.
    _______________
    « Certes (pensait-elle) s’en offense qui voudra,
    il ne me chaut, car ici je lui promets
    de l’aimer mieux qu’aucune créature,
    ne possédât-il rien que sa chemise. »
    Voyez, la pitié est prompte à couler dans un cœur gent.
    Ici vous pouvez voir quelle excellente générosité
    ont les femmes quand elles examinent de près les choses.
    _______________
    « Il te besognait, je l’ai vu de mes yeux,
    ou autrement, que je sois pendu par le cou ! »
    « Alors (dit-elle), c’est que mon remède est faux :
    car certainement, si vous y pouviez voir,
    vous ne me diriez pas telles paroles ;
    vous avez la berlue et non la vue parfaite. »
    _______________
    La servante et la nourrice des vices
    qu’on appelle en anglais « Ydelnesse »,
    qui est gardienne de la porte des délices, —
    à l’éviter, et par son contraire l’accabler,
    c’est-à-dire par licite industrie,
    nous devrions bien mettre tous nos efforts,
    de peur que le démon par oisiveté nous prenne.
    _______________
    Pourtant j’ai oublié de vous faire mention
    des eaux corrosives et de la limaille,
    et de la mollification des corps,
    et aussi de leur induration,
    des huiles, des ablutions et du métal fusible
    _______________
    Tous ces exemples je les cite pour les maris
    qui sont infidèles et nullement pour les femmes.
    Car les hommes ont toujours un appétit charnel
    d’avoir jouissance de viles créatures,
    plutôt que de leurs épouses, si belles soient-elles,
    ou si fidèles ou si débonnaires.
    La chair aime tant la nouveauté (mal lui en prenne !)
    que nous ne pouvons trouver plaisir à rien
    qui tende tant soit peu à la vertu.
    _______________
    Je suis un homme au franc parler, je le dis tout net,
    il n’y a point, vraiment, de différence
    entre une femme qui est de haut lignage,
    si elle fait folie de son corps,
    et une pauvre fille ; point d’autre que celle-ci
    — s’il advient qu’elles se conduisent mal toutes les deux —
    à savoir que la femme noble, de haute condition,
    sera appelée sa dame par l’amoureux ;
    et parce que l’autre est une pauvre femme,
    elle sera appelée sa garce ou sa bonne amie.
    ↩︎

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